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Dent 16 - Mon expertise amiable

du lundi 12 mai 2014 de 14H00 à 15H30

Expertise amiable mais non contradictoire. (une expertise amiable non judiciaire et non contradictoire. sera insuffisante au regard de sa force probatoire (preuve).

ATTENTION : après avoir envoyé 2 LRAR à mon dentiste DIX, dans un premier temps la MACSF m’avait convoqué pour une expertise où je n’étais assisté par aucun expert. Heureusement que j’ai appelé ma protection juridique sinon c’était encore plus catastrophique.

Ma protection juridique a mandaté un professeur en chirurgie dentaire d’un hôpital de ma ville pour m’assister.

Le dentiste DIX est venu à l’hôpital assisté d’un expert mandaté par sa responsabilité civile professionnelle de la MACSF (le sou médical), chirurgien dentiste à la retraite. La MACSF refuse l’aspect contradictoire de l’expertise, elle ne signe donc pas de rapport d’expertise.

DEBUT DU RECIT

On est 5 mn en avance, et j’entends le dentiste DIX s’entretenir avec son expert. Il dit « je ne comprends pas, pourquoi je suis là, tout s’est très bien passé, le patient ne s’est jamais plaint de quoique que ce soit ». Son expert « On n’est jamais à l’abri d’une complication, c’est peut-être ce qui s’est passé »

Puis « c’est qui ce professeur ? » « C’est un grand professeur bla bla (je ne peux pas écrire plus de détails dans ce blog public).

Ca y est, on est appelé, j’arrive avec mon grand cabas, rempli de dossiers, on me prend dans un premier temps pour le dentiste (bon c’est vrai par politesse on ne peut pas au premier qui rentre c’est vous le patient ?, donc on dit c’est vous le dentiste ?). (je vous laisse réfléchir sur la signification).

On entre dans un bureau de l’hôpital, 3 chaises devant, et une derrière le bureau pour le professeur.

Je dois décliner mon nom, adresse, âge, si j’ai été opéré, si je suis un traitement médical régulier.

Puis l’expert du dentiste me demande ma profession, le nom de mon employeur, le secteur d’activité, puis si je fais du sport régulièrement. En moi-même, je m’interroge sur l’utilité de ces questions.

— Bien alors expliquez-nous ?

J’explique.

— Donc on vous a posé un amalgame le 10 juillet 2012 sur la dent 16 en partie cassée, et vous avez pris rendez-vous pour une couronne en novembre ?

— Non le 28 septembre 2012

— Non le 9 novembre sur le dossier que vient d’apporter le dentiste DIX, il est noté le 9 novembre

— NON je vous dis le 28 septembre, j’avais bien précisé que je voulais avoir une bonne occlusion, et le Dentiste DIX m’a dit oui on va faire une empreinte de référence, de positionnement et l’occlusion sera bonne tout de suite.

Le professeur soulève les sourcils et hoche la tête de côté.

Le dentiste DIX ajoute, « oui pour positionner par rapport aux autres dents car Monsieur le patient est édenté en 15. »

— Non, vous m’avez dis que j’aurais la même occlusion que ma vraie dent.

Un peu agacé ou voulant avancer le professeur déclare : « on ne peut pas avoir une aussi bonne occlusion qu’avec la vraie dent, c’est une prothèse, l’occlusion ne peut pas être correcte à la fabrication, cela nécessite toujours un ajustage. »

— Vous avez le devis signé par le patient Dentiste DIX

— Non

— Monsieur le patient étiez vous d’accord pour la prothèse ?

— Dentiste DIX; m’a dit que peut-être on pourrait la garder vivante et l’implantologue que j’ai vu m’a dit qu’une reconstitution dentaire était possible, mais le Dentiste DIX dit que ce n'est pas possible, car le nerf était trop près.

Le professeur coupe court à cette idée, non il n’y a aucun doute, il fallait couronner, on le voit bien sur la radio du Dentiste DIX

et les 2 autres dentistes renchérissent.

A cet instant, je me sens en mauvaise posture, je réalise qu’il y a donc 3 dentistes autour de ce bureau qui m’interrogent, et qu’ils ont tous les 3 rejeté deux des arguments que j’estime exact (la bonne occlusion tout de suite, et pas besoin de couronner).

Je poursuis donc

— en novembre je reviens et là c’est à nouveau un traitement canalaire et je me plains que j’ai mal, puis la séance suivante, c’est le moule du faux moignon, je me plains encore et fin novembre à la pose je me plains encore de la douleur.

— et je vous ai fait une ordonnance de médicaments pour les douleurs ?» dit le dentiste DIX

— non

— alors vous n’aviez pas mal ?

— si j’avais mal.

— M. le patient est sujet à de l’arthrite médicamenteuse

— non, vous avez fait le traitement canalaire à la turbine, alors que le dentiste qui m’a refait le traitement, l’a fait à la main.

— un retraitement est différent d’un traitement initial

Bon continuons dit le professeur

— Lors de la pose du faux moignon, un amalgame placé là, m’a cassé un bout de ma prothèse en 26.

— comment c’est possible, dit le dentiste DIX

j’explique

— alors c’est en 46

Effectivement je n’ai pas donné le bon numéro de la dent (en bas à droite c’est 46)

— oui en 46, en bas à droite, d’ailleurs c’est encore palpable cette ébréchure en 46.

Bon ensuite le 21 décembre on vous a posé la prothèse définitive c’est cela ? dit le professeur

— non pas du tout c’est le 14 décembre la prothèse définitive et le 21 décembre j’ai payé mes soins.

— Ah non, la feuille de soins du dentiste DIX indique le 21

— non je vous dis c’est le 14

« Bon donc le faux moignon c’est le 7 et la prothèse le 14 » dit le professeur

— non le 7 c’est la taille du faux moignon, qui est posé fin novembre et la pose de la couronne c’est le 14. je réponds

— Alors c’est quoi les bonnes dates ?

— c’est ce que je vous indique

— non Monsieur le Patient la radio du dentiste DIX indique pour le faux moignon le 14 décembre.

— c’est faux

— cela ne peux pas être faux, la machine des radios a un horodateur.

— je vous dis que c’est faux

— Bon, le faux moignon a pu être posé avant et la radio prise le 14 décembre, ce n’est pas incompatible.

— Oui c’est cela,

et je poursuis

— L’implantoloque m’a confirmé la sous occlusion et m’a dit qu’il n’avait jamais vu cela.

L’expert du dentiste dit « alors il n’a pas vu grand chose, c’est un débutant »

Je me tais, l’implantologue a 65 ans, mais le professeur a acquiescé, alors.

L’expert du dentiste « donc on est obligé de croire Monsieur le patient, il n’apporte pas de preuves, il donne des dates, il dit qu’il avait mal, mais pas de médicament, il dit être allé voir d’autres dentistes qui ont déclaré une sous occlusion et il n’a pas d’écrits de ces dentistes !

— vous connaissez beaucoup de dentistes qui feraient un tel écrit, dis-je

— ouh lala oui plein, répond-t-il

— Ah bon, en tout cas je vous dis la vérité, ensuite ne supportant plus la douleur et la sous occlusion j’ai décidé de faire refaire la prothèse. Mais avant j’ai fait une panoramique en janvier et en mai avec la nouvelle prothèse.

L’expert du dentiste prend la panoramique du mois de mai en pensant que c’était celle de janvier et dit « elle est parfaite cette couronne, traitement canalaire jusqu’au bout, le tenon est bien droit »

— Oui, répond le professeur, c’est celle de la reprise, celle de janvier c’est celle-ci. Il lui tend

— et voyez vous continue le professeur, le traitement canalaire ne va pas loin et le tenon est tordu.

— C’est d’ailleurs des panoramiques de bonne qualité, c’est assez rare, elles viennent d’un cabinet de radiologie.

L’expert du dentiste ne se démonte pas.

— le tenon tordu, c’est un choix médical, la racine n’est pas percée, et on ne pouvait pas faire un traitement canalaire plus profond.

— si, on pouvait, reprend le professeur, car le dentiste suivant l’a fait.

— oui mais c’est une reprise, ce n’est pas les mêmes conditions.

Bon, Monsieur le patient, ensuite demande le professeur

— eh bien le nouveau dentiste m’a démonté la couronne et ôter le faux moignon le 5 février 2013 et là instantanément, la douleur a disparu, la sensation d’une dent pincée. Avant j’avais mal, je sentais mon cœur battre dans la dent quand je mettais la tête en bas, c’était une douleur atroce au toucher qui m’empêchait de dormir car je dors à plat ventre. Et là d’un coup plus rien

— pulpites disent les 2 experts ensemble.

Enfin ils étaient d’accord sur quelque chose avec moi.

Bon et ensuite demande le professeur

— ensuite on m’a fait les soins et posé la couronne en mars et depuis ça va.

Bon résumons

Vous déclarez 5 fautes du praticien dans votre courrier

le 4 et 5 on ne les retient pas (meulage excessif de la dent afin que la couronne soit obligatoire et amalgame à la place de couronne)

Quand même il y a une sous occlusion, et je n’ai pas la bonne occlusion, que je m’attendais à la retrouver, comme ma vraie dent.

Le professeur : non la sous occlusion ce n’est pas important,

L’autre expert acquiesce

Non, c’est la pulpite, les douleurs, bien vous avez commencé à avoir mal quand ?

Je lui dis « dès le traitement canalaire d’octobre »

— non on ne peut pas retenir cette date un traitement canalaire c’est souvent douloureux, on va retenir le 23 novembre 2012 date de la pose du faux moignon et comme fin de la douleur le 5 février 2013 date de l’extraction du faux moignon

Bien vous demandez le remboursement des soins dentaires c’est quoi ?

Et bien les soins pour refaire la couronne

Bon alors voyons les relevés de la mutuelle, sur 525 euros il reste donc 265 à votre charge, pour le faux moignons sur 220 euros tout est remboursé, les radios remboursées et ôter la couronne 100 euros donc total 365 euros.

Bon mettez-vous sur le fauteuil d’examen, effectivement la 46 est un peu abîmée, l’occlusion de la nouvelle prothèse est bonne, la 17 est bien abîmée comme devait l’être la 16.

FIN DE L’EXPERTISE

Je suis parti, le dentiste DIX aussi, les 2 experts sont restés ensemble pour discuter.

J’ai reçu le résultat et le rapport de mon expert 2 mois après.

Une misère 1500 euros sur 4700 euros demandés pour la Souffrance Endurée, rien pour le Déficit Fonctionnel Temporaire, rien pour les Dépenses de Santé Futures, rien pour les frais de constitution de dossier.

Les experts ont sans doute reçu plus que cela chacun !, le système français profite au système, pas à la victime.

En écrivant cela, je vous décourage sans doute d’agir contre votre praticien, alors ne faite rien si vous voulez que cela continue, pour vous ou quelqu’un d’autre. Sinon votre protection juridique vous aidera sûrement.

Jamais le professeur, ni l’autre expert n’ont fait de remarques désagréables à mon ex-dentiste ni n’ont douté de lui, alors qu’à mon sujet, on a émis des doutes sur les dates des soins que j’ai indiquées, sur mes douleurs, sur la sous-occlusion.

On ne lui a pas reproché, des infractions à la loi, comme de n’avoir pas un devis signé par le patient pour la pose de prothèse, qui est OBLIGATOIRE avant traitement. (dans un procès cela est très important). Or je n’ai pas signé de devis ou d’accord éclairé.

Quelques autres remarques :

Je leur ai dit, quand je ne suis pas content d’un praticien, je change de praticien cela parait naturel !

Quand j’ai dit que je n’avais pas d’attestation d’autres praticiens sur la sous occlusion, j’aurais du ajouter, que je cherchais à comprendre ce qui se passait, je n’avais pas une envie d’aller vers un conflit.

J’ai dit aussi : Non je n’ai pas demandé de médicaments contre la douleur, mais je n’en prends pas non plus pour mes douleurs dans les genoux qui sont opérés depuis 10 ans. Le professeur a ajouté, c’est le choix de M. le patient, on peut le respecter.

A un moment, le professeur dit « Pourquoi l’implantologue, ne vous a pas proposé de faire une couronne double sur la 16 et le futur implant en 15 ?. je réponds « je ne sais pas » et je pense qu'il est nul ce professeur, un implant c’est fixé dans l’os, donc support rigide, alors qu’une racine de vraie dent est dans l’os mais entourée d’un ligament alvéolo-dentaire (periodontal ligament) qui donne de la souplesse à la dent. Ce professeur méconnaît ce b.a.-ba si on lie une racine souple et une racine rigide ensemble, l’une des 2 souffre.

Quelques conseils :

Lors de l’expertise, il ne faut pas vous adresser à votre expert (même si c’est lui qui pose la question) mais le plus possible à l’expert de la partie adverse.

Envoyer les documents à chacun à l’avance, en tout cas venir avec.

J’avais fait des DVD de photos, de scan des pano etc… PAS DE MATERIEL pour le lire sur place.

Heureusement, j’avais les pano originales faites par un cabinet de radiologie dont la qualité est souvent meilleure car le radiologue change plus souvent son matériel et cherche le meilleur puisque c’est son métier.

Heureusement j’avais quelques photos imprimées pour expliquer mes arguments. D’ailleurs le dentiste n’était pas content et il a dit que c’est la preuve que je cherchais la procédure. Non je lui ai répondu, j’aime prendre des photos, lorsque j’ai débuté une maladie de lyme, j’ai pris des photos durant l’évolution, où est le problème ? Je suis libre de me prendre en photo.

J’ai gardé les photos imprimées, mais j’aurais du leur donner.

J’ai oublié de leur montrer les moulages que le dentiste suivant m’avait faits.

Donc prévoir 3 dossiers (votre expert, l’autre expert et vous). Apporter ce jour là toutes les preuves et toutes les demandes d’indemnisation souhaitées.

J’avais prévu un déroulé des faits, pour m’aider, que j’ai lu par moments. J’aurais du leur en faire un et leur donner, ainsi ils auraient pu le lire en même temps que je m’exprimais.

J’ai demandé à ma protection juridique si je pouvais l’envoyer après, elle m’a dit « attendez le résultat des observations non, mais j’aurais du le faire quand même car la réponse est arrivée 2 mois après.

Lorsque j’ai reçu mon chèque j’ai signé une transaction dans laquelle il était noté « conformément à nos obligations légales et réglementaires ( art. L.376-1 du Code de la Sécurité Sociale) etc. »

En fait pour en principe rembourser la sécurité sociale des frais dentaires supplémentaires. Mais rien pour les mutuelles !

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Published by UYU

Présentation

  • : MALTRAITANCE DE PATIENTS PAR CERTAINS DENTISTES : TEMOIGNAGE D'UN PATIENT TORTURE PAR DES PROTHESES DENTAIRES
  • : Prothèse dentaire et douleur. Témoignage d'un patient qui a mal aux dents à cause des prothèses dentaires mal posées par des dentistes et qui souffre de malocclusion depuis 14 ans, entraînant mal de nuque, de dos et insomnies. Comment un dentiste peut vous torturer et vous faire souffrir avec des prothèses en les mettant en surocclusion ou malocclusion. Le patientèle est abandonné par le praticien, il reste seul sans solution, et devient dépressif et suicidaire
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